La cannelle pour vos méninges

En vieillissant, nos cellules s’oxydent, un peu comme si notre cerveau « rouillait ». Et c’est justement parce qu’elle améliore la plasticité cérébrale que la cannelle intéresse les scientifiques. Les scientifiques américains ont analysé les effets de la cannelle chez les souris, qui, grâce à une supplémentation, mettent quatre-vingt dix secondes pour retrouver leur chemin dans le test du labyrinthe, un classique pour mesurer la capacité d’apprentissage.

Pour les chercheurs, cet effet serait dû, au moins en partie, à la présence , dans la cannelle, de benzoate de sodium, un composé chimique qui stimule la plasticité cérébrale.

L’intérêt c’est d’apporter cette substance sous une forme à libération prolongée et naturelle. Grâce à la supplémentation en cannelle, les souris ont des cellules cérébrales en meilleure santé et les extrémités de leur neurones – les dendrites- sont prolongées.

Les chercheurs indiquent qu’il serait intéressant de mesurer désormais, chez les humains, les effets de la cannelle pour améliorer, mais aussi pour contrer la progression de la déficience cognitive légère ou ralentir le déclin cognitif dans la maladie d’Alzheimer et pour réduire les troubles neurologiques dans la maladie de Parkinson.

Cette épice peut également être utile en prévention d’autres pathologies : elle est anti-oxydante, anti-inflammatoire et anti-bactérienne. Pour éviter la gastro et les infections ORL, ajoutez-en à vos desserts !

Vous pouvez aussi la consommer en macération : versez un litre et demi d’eau bouillante sur le bâton de cannelle, laissez macérer toute la nuit. Ou en infusion  :  2 cuillerées à café de poudre pour une tasse d’eau bouillante. Laissez infuser dix minutes, filtrez et buvez-en trois tasses par jour.